Ce tutoriel vidéo porte sur la maîtrise de nombreux aspects vidéo des Lumix micro 4/3 ou Plein Format, d’un point de vue technologique ou pratique. Sont abordées des notions qu’on rencontre en vidéo : certaines sont spécifiques aux boîtiers Lumix, d’autres concernent les boîtiers photo-vidéo hauts de gamme, toutes marques confondues, enfin certaines se rencontrent dans la vidéo en général (4:2:2 / 4:2:0 ou l’histogramme par exemple). Toutes ces notions ont un point commun : elles nécessitent d’être bien assimilées pour que l’utilisateur puisse choisir ou prendre en mains son boîtier Lumix, en toute connaissance de cause.
Ce tuto est consacré à des réglages vidéos, des techniques, des modes particuliers, des technologies qu’on trouve sur les boîtiers Lumix micro 4/3 ou plein format. On essaye ici de toujours rester simple et d’aborder ces caractéristiques des boîtiers Lumix sous une forme concrète et pratique.
Ici, on ne s’appesantit pas sur un boîtier Lumix en particulier pour que mes conseils n’obligent pas à posséder ce boîtier spécifique et pour qu’un maximum de personnes soient concernées par ce tuto. Cela dit, forcément de temps en temps, je citerai des références de boîtier. Deuxième précision, ce tuto n’est pas un mode d’emploi animé fonction par fonction, même si je vais être amené forcément à décortiquer certaines fonctions. Maintenant, je vous propose de démarrer ce tutoriel assez parler. C’est parti.
Sommaire de ce tuto :
- Mode enregistrement illimité
- Mode Pixel / Pixel
- Modes de Stabilisation
- Modes d’enregistrement
- Mode double slot (cartes)
- Mode discret
- Niveau de luminosité
- Fréquences du système
- Chauffe du boîtier
- Détecteur d’oeil
- Aides à la mise au point manuelle
- Personnalisation de l’Affichage
- Connecter un micro externe
- LUT TEMPS REEL
- Styles (Profils) d’images
- Histogramme
Alors, il est difficile de passer en revue tous les modes d’enregistrement des Lumix, c’est-à-dire toutes les résolutions, fréquences, codec, il y en a trop et ce serait d’un intérêt assez limité. Je vais plutôt tenter de vous prodiguer quelques conseils concernant les modes d’enregistrement et notamment les fameuses normes 420 8 bit / 422 10 bit, ce qui devrait vous aider à y voir plus clair. J’y reviendrai ultérieurement.
Mais faisons d’abord un pas de côté. Je vous invite d’abord à délaisser le Full HD, même si vous n’avez pas d’écran 4K, et à utiliser au minimum du 4K ou du C4K quand il existe, donc du 4K DCI au ratio 17/9, plutôt que du 1080p en full HD. Pourquoi ? Et bien parce qu’il faut penser à l’avenir. Je revisionne actuellement des archives que j’ai stockées dans les années 90-2000 en 720 par 576 voire même en 640 par 480. Et je n’avais pas d’autres choix à l’époque, c’était la résolution maximale pour le grand public.
Mais aujourd’hui, ça me pose de sacrés problèmes de qualité dès que je souhaite visionner les images sur un grand écran et que j’affiche donc ces anciennes images en FullHD sur l’écran. Alors, pas d’hésitation. Le 4K doit devenir votre format de prédilection si vous tenez à la pérennité de vos images et à la qualité de ces mêmes images.
Dans une logique proche, n’hésitez pas à enregistrer dans des résolutions supérieures au 4K, type 4,4K ou 5,3K quand ça existe. car grâce à ce surplus de résolution, vous pourrez vous permettre au montage de recadrer ou de stabiliser en rognant sur le surplus de pixels. Plusieurs boîtiers full frame en sont capables comme le DCS5M2 en full frame ou les GH6 / GH7 en micro 4/3. Enfin, si vous aimez les effets ouf, retenez que les séquences en ralenti ou en accéléré sont désormais de toute beauté en 4K UHD en 100 frames par seconde ou 120 frames par seconde et même jusqu’à 240 ou 300 frames par seconde selon le modèle en 1080p au prix d’un recadrage.
Attention, côté mise au point, l’autofocus fonctionne généralement en 100/120 frames par seconde, mais pas en 240/300 frames par seconde. Dans ce dernier cas, il faut passer en manuel.

4:2:2, 4:2:0
On en arrive au cœur des modes d’enregistrement que j’annonçais au début. Vous trouverez sur les Lumix du codage 422 10 bit jusqu’à 60 frames par seconde en général ou du codage 420 8 bit jusqu’à 120 frames par seconde en général. Ce sont des codages qui sont souvent intriguants pour le profane. Passons aux explications.
Le codage de chaque chiffre représente le nombre d’informations de couleurs par pixel, le 4 étant la valeur maximum. C’est pourquoi la norme absolue, la qualité absolue, c’est le codage 444 qui existe en professionnel broadcast uniquement. Le 442 ou le 420, on appelle ça un échantillonnage. Le principe d’un échantillonnage c’est qu’on réduit le poids de la chrominance, la couleur si vous préférez, sans toucher à la luminance, la lumière. Les 422 et 420, ce sont donc des normes de compression, sinon les images seraient tout simplement trop lourdes pour passer dans les tuyaux. C’est-à-dire qu’en sortie de de capteur de caméra, on atteindrait des débits vertigineux. Pour alléger, on divise donc la couleur soit par 2, donc un pixel/ 2, soit par 4, donc 1 pixel sur 4, ce qui donne 4 2 et 4 de 0. Et ce pixel/ 2 ou 1 pixel/ 4 aura la lourde charge de reconstituer les autres qui manquent.
Retenez que le 422 est supérieur au 420 mais plus gourmand en espace-disque et il peut même être difficile à décrypter. On peut observer des saccades sur la timeline avec des ordinateurs un peu anciens ou pas suffisamment musclés. Maintenant, sachez que la différence entre le 422 et le 420 ne se voit généralement pas. Or, les utilisateurs attendent souvent une différence de qualité d’image. Ben non, ce n’est pas visible, sauf peut-être dans des cas très particuliers. comme la robe d’une danseuse de flamenco en rouge juif par exemple. Par contre, le 422 est plus facile à traiter au montage et l’image sera plus nette si on fait de l’incrustation car le détourage en Chroma Key sera plus facile à réaliser et plus performant en 422. Tout simplement parce qu’un traitement abîme toujours l’image. Un traitement n’apporte jamais une qualité supplémentaire mais détériore cette même qualité.
Un commentaire aussi sur le 8 bit / 10 bit qu’on trouve beaucoup en vidéo. Vous rencontrerez d’ailleurs cette notion souvent à coller au 420 et au 422. Le bit, c’est ce qu’on appelle la quantification. Ce terme barbare en fait désigne la finesse de la couleur, sa profondeur. Pour vous donner un point de comparaison, en photo, le JPEG c’est du 8 bits et le RAW c’est du 12 à 16 bits. On trouve aussi du 6 bit, donc du 262000 couleurs sur certains moniteurs. Le 8 bit du 420 comprend 16,7 millions de couleurs et le 10 bit du 422 c’est beaucoup plus, plus d’un milliard de couleurs ! Évidemment, un tel chiffre dépasse les capacités humaines de distinction des couleurs, mais le 10 bit est important en prise de vue vidéo quand il s’agit par exemple de gérer des situations de contrejour. L’exemple type est celui de la vue à travers une fenêtre depuis l’intérieur d’une maison vers un extérieur ensoleillé.

L’enregistrement illimité
C’est une notion qui est un peu née avec les boîtiers photos vidéos. Il faut bien comprendre cette notion qui paraît simple au premier abord puisqu’elle désigne la faculté d’enregistrer la vidéo en continu pendant un temps dit illimité. Alors à quoi ça sert ? Et bien l’enregistrement illimité est nécessaire voire indispensable pour enregistrer des concerts, des pièces de théâtre des débats sans la moindre coupure sans la moindre discontinuité. Mais l’enregistrement illimité dépend aussi des boîtiers. Alors, d’abord, certains boîtiers répondent à une législation qui limite l’enregistrement illimité. En effet, certains appareils en Europe sont conçus pour ne pas dépasser 29 minutes et 59 secondes, sinon les fabricants doivent payer une taxe d’enregistrement. C’est pourquoi l’utilisateur ne peut pas dans ce cas dépasser 30 minutes d’enregistrement, du moins en interne, il peut en externe enregistrer donc sur un enregistreur type SSD via le connecteur HDMI par exemple.
Ensuite, l’enregistrement illimité dépend des boîtiers car certains boîtiers sont limités par un choix technologique du fabricant qui va estimer que son boîtier risque de trop chauffer au-delà d’un certain temps d’utilisation. Le fabricant décide qu’en plus, compte tenu des limites d’une ventilation, il doit limiter l’enregistrement continu à quelques minutes, parfois 10 minutes, parfois 5 seulement. En effet, la température du boîtier joue car un boîtier et bien ça chauffe naturellement lorsque le compresseur est constamment en action. Alors ainsi en full frame, l’illimité n’est généralement pas disponible en 50/ 60p du fait du capteur plus grand qui chauffe davantage alors que le 50p / 60p ne pose pas ou moins de problème en micro 4/3 dont le capteur est plus petit et donc qui chauffe un peu moins.
Mais le capteur ne décide pas tout. La fréquence d’enregistrement choisie, le type de format, vont jouer lorsque les débits seront plus importants. Par exemple, les hautes fréquences en 100p et en 120p. Et de manière générale, les formats avec un débit élevé, exemple du Full HD en 60p en 422, vont limiter l’illimité en quelque sorte. Précisons enfin que techniquement l’enregistrement illimité n’est pas composé d’un seul fichier. Il est découpé en réalité en fichiers de 4,29 Go pour être précis. Pour rappel, ce découpage automatique est dû au système de fichier FAT 32 qui limite les fichiers à 4 Go environ. Heureusement, il suffit ensuite de placer les fichiers les uns la suite des autres sur la piste de montage pour lire la séquence dans son ensemble. Personnellement, je n’ai jamais constaté la moindre image sautée avec les boîtiers Lumix que j’ai testés.

Le mode Pixel par Pixel
Alors, le mode pixel par pixel, c’est un mode de cadrage qui est proposé aussi bien en micro 4/3 qu’en plein format. En micro 4/3, ce mode est une alternative, un second choix en dehors du mode full. Donc le mode full pour rappel, c’est le mode qui correspond à un capteur utilisé entièrement. Le mode pixel par pixel, on le retrouve aussi dans les boîtiers plein format. C’est un des trois choix possibles en dehors du Full frame et de l’APS-C. Mais alors, c’est quoi au juste le mode pixel par pixel ? L’idée de ce recadrage car ç’en est un, on appelle ça aussi un crop, est que dans le mode pixel par pixel, un pixel enregistré avec le capteur équivaut à un pixel de la vidéo. Si on veut enregistrer en 4K, par exemple, on dispose ainsi de la quantité exacte de pixels du capteur qui permet de produire une image 4K. Ni plus ni moins. Du coup, comme le capteur est d’origine toujours plus grand qu’une image 4K, le mode pixel par pixel permet un recadrage égal en général à x 1,5 en 4K.
On comprend bien l’utilité de ce mode. Le mode pixel par pixel permet en 4K ou en C4K voire en 1080p d’accroître la focale en recadrant de façon plus ou moins importante la zone centrale de l’image et on augmente ainsi la focale de base. Alors prenons deux exemples en micro 4/3 compte tenu du crop du micro 4/3. Une focale 60 mm équivaut normalement à une focale 141 mm en 4K en mode full. Avec le stabilisateur sur standard, mais en mode pixel par pixel, on grimpe de 141 mm à 228 mm et en 1080p, c’est encore mieux avec une focale résultante de 487 mm. Un second exemple, avec un 400 mm en Full HD / 4K, la focale procure normalement un équivalent 108 mm mais en pixel par pixel. On grimpe de 108 mm à 1636 mm. Un sacré écart de focale.
De telles focales servent évidemment en vidéo animalière ou pour des gros plans de visage lors de débat par exemple. Au prix des optiques long focales, cette astuce peut donc s’avérer bigrement intéressante. La qualité est époustouflante. Mieux même, le mode pixel par pixel reste utilisable même en mode cadence variable, donc au ralenti ou en accéléré. Par contre, attention à un piège : au-delà d’une certaine résolution, le mode pixel par pixel d’un DC-G9 Mark 2 par exemple n’est tout simplement plus possible au-dessus de 4,4K. Par exemple, en 53K, 5K ou 5 8K, seul le mode full sera disponible.

La stabilisation
La nécessité de stabiliser autant en photo, c’est parfois discutable, autant en vidéo ça ne l’est vraiment pas. C’est même carrément indispensable. On va voir d’abord la stabilisation vidéo Dual qui est typique des Lumix et à la fin je vous communiquerai un petit truc. Donc restez jusqu’au bout. Sur les Lumix, on note la présence de la stabilisation vidéo Dual nommée Dual IS ou Dual IS2. C’est une combinatoire entre la stabilisation du capteur et celle de l’optique. Si bien sûr le boîtier et le caillou sont dotés tous deux d’une stabilisation. Ils fonctionnent dans ce cas de concert ,sauf si l’optique dispose d’un commutateur de stabilisation on off et que ce commutateur est placé sur off.
Attention à une appellation que vous rencontrerez souvent, c’est l’appellation 5 axes. Les 5 axes en question sont l’axe horizontal, vertical, l’axe de roulis, de tangage et de lacet. Mais la revendication 5 axes est dû à l’association avec une optique stabilisée. En fait, la stabilisation 5 axes peut selon les cas être due uniquement au capteur. Et donc avec une optique stabilisée, on peut obtenir jusqu’à deux axes supplémentaires renforcés ou elle peut être due à l’emploi combiné du stabilisateur du capteur de celui de l’optique et aussi du stabilisateur électronique que l’on va voir un peu plus loin.
Côté boîtiers, tous les boîtiers sont stabilisés, sauf les anciens boîtiers comme les GX80 ou le GX8 par exemple ou encore les premiers GH, GH1, GH2, GH3. Côté optique, c’est un peu plus compliqué car la stabilisation dépend des optiques. Il faut bien comprendre qu’au-dessous d’une certaine focale, le fabricant considère généralement que la stabilisation optique n’est pas forcément judicieuse à intégrer. Il est vrai qu’au-dessous d’un équivalent 80 mm, l’utilité de la stabilisation de l’optique reste discutable et le stabilisateur du capteur peut parfois suffire. C’est pourquoi on trouve des petits zooms qui sont dénués de stabilisateurs comme l’excellent 12_40 mm F2.8 chez Olympus. Il en est de même pour des optiques fixes grand angle qui n’intègrent généralement pas de stabilisateur. Alors malgré tout, vous trouverez des contre-exemples comme le Lumix 12-35 F28 qui dispose lui d’une stabilisation optique. Mais là il existe une explication. Ce sont souvent d’anciennes optiques qui sont sorties lorsque les boîtiers Lumix n’étaient pas équipés d’une stabilisation du capteur.
Mais revenons à la mention Dual IS ou Dual IS2 Lumix. Alors le symbole Dual s’affiche sur écran sous la forme d’une petite main accompagnée de la mention dual ou dual IS. Mais maintenant on trouve aussi la mention dual 2 ou dual IS2. Alors pas de panique.
Ce qui différencie Dual IS et Dual IS2 n’est pas une technologie améliorée, mais cela dépend de la génération du boîtier. Les GX80, GX8, GX9, GH4 sont des IS alors que les G9 G9 Mark 2, G90 GH5 GH6 S1 S5 S5 Mark 2 sont des Dual IS2. Notez au passage que si l’on désactive une stabilisation capteur ou optique, cela désactive les deux types de stabilisation. Chez Panasonic, c’est tout ou rien.
Jespère que vous suivez jusque-là car ce n’est pas fini ! En effet, il existe un troisième type de stabilisation qui complète ce duo, c’est la stabilisation dont vous avez sûrement entendu parler, dite stabilisation électronique ou numérique. Dans ce cas, on retrouve notre petite main qui s’affiche dans un rectangle symbolisant le mouvement.
La stabilisation électronique est compatible avec tous les objectifs, même d’une autre marque, ce qui n’est pas le cas autrement. Techniquement, la stabilisation électronique recadre légèrement l’image à hauteur de 10 % environ. Mais reconnaissons que cette stabilisation électronique propose une stabilisation supérieure. Il existe d’ailleurs deux niveaux de force standard ou high. Attention, la position high restreint davantage le champ : l’équivalent 28 mm devient cette fois un équivalent 32 mm. C’est pourquoi les vues stabilisées en marchant en high donnent rarement une impression de fluidité complète. En effet, elles perdent l’effet grand angle dont on sait qu’il contribue à cette même fluidité. Mais en réalité, c’est un peu la quadrature du cercle. La stabilisation d’un Lumix en marchant ne permet pas de se passer en fait de Gimbal. Je suis catégorique sur ce point ou alors ceux qui disent ça n’ont jamais utilisé de stabilisateur autonome ou n’ont pas le compas dans l’œil. Notez également que la stabilisation n’est pas disponible en mode S&Q, ce qui est assez logique puisqu’au ralenti, une éventuelle mauvaise stabilisation ne se voit pas trop ou ne se voit pas du tout.
En vidéo, il existe aussi un effet dit d’augmentation de la stabilisation – différent du mode high – qui peut aider à stabiliser une composition effectuée à main levée. C’est ce que nous précise la notice. En fait, l’effet est assez subtil et attention, on perd encore un peu d’angle de champ.
Pour conclure, la stabilisation photo bien évidemment existe aussi selon les modèles. La stabilisation fait gagner jusqu’à 6,5 stop en mode dual IS2, donc boîtier + optique ou 5 stops en mode boîtier seul.

Enfin, au début, j’ai évoqué un petit truc. Le truc c’est que vous pouvez simuler le rendu complètement stable d’un trépied sur une vue de paysage prise au grand angle en 4K par exemple. À l’origine, cette vue de paysage prise au Vietnam bougeait. Pour la stabiliser, j’ai appliqué un outil de stabilisation logiciel nommé Mode Tripode dont dispose mon logiciel de montage et qui effectue un recadrage logiciel. Vérifiez si votre propre logiciel dispose de cette fonction car la fonction est redoutablement efficace. Voilà, c’était un petit truc que j’utilise abondamment pour ma part sur des paysages. Mais passons à la suite.
Alors aujourd’hui, la quasi totalité des boîtiers Lumix dispose de deux slots, deux fentes si vous préférez pour carte mémoire, ce qui permet un certain nombre de combinatoires. On va les examiner en détail. Alors, il y a tout d’abord le mode Relais. Comme son nom l’indique, il permet à l’enregistrement de se poursuivre de la première carte sur la seconde carte ou vice-versa sans interruption. C’est pratique si vous filmez en continu; l’enregistrement se poursuivant sur la seconde carte lorsque la contenance de la première vient à son terme. Mais un autre avantage, c’est que cela évite aussi d’être surpris par la fin d’une carte sans avoir à fouiller dans son sac pour trouver la seconde carte. Si vous êtes en train de filmer un animal par exemple, cela vous évitera de perdre du temps à trouver la deuxième carte et risquer que l’animal ne s’enfuit.
Le deuxième mode, c’est le mode Sauvegarde. Dans ce mode, on enregistre en fait les mêmes images simultanément sur les deux cartes. Le premier intérêt d’une sauvegarde, c’est la sécurité quand on on n’a pas la possibilité dans un temps court de décharger sa carte sur un disque dur. Le second intérêt, c’est de pouvoir éventuellement donner la seconde carte à quelqu’un pendant que vous conservez la première carte. Enfin, le 3è et dernier mode, c’est le mode Attribution enregistrement. Ce mode n’existe pas sur tous les Lumix, je crois, mais il peut s’avérer bien pratique. Si ce mode est intégré, il vous donne la possibilité d’enregistrer des photos sur la carte 1 et des vidéos sur la carte 2. Il est aussi possible de différencier les JPEG sur la carte 1 et les RAW sur la carte 2. Par contre, il n’est pas possible de sélectionner une résolution vidéo donnée sur la carte 1 et une autre résolution vidéo différente sur la carte 2. C’est un peu dommage mais c’est comme ça.

La personnalisation de l’affichage
La personnalisation de l’affichage, c’est une fonction bien sympathique. Cette personnalisation permet d’offrir un raccourci via un des boutons de votre Lumix vers une fonction donnée. Sur ce bouton, on assigne, c’est-à-dire on mémorise une autre fonction de son choix. Il existe plusieurs boutons Fn marqués Fn ou pas d’ailleurs, et on peut mémoriser alors autant de fonctions qu’il y a de boutons.
Alors comment faire ? Bah c’est assez simple. Il suffit d’une pression prolongée sur le bouton qu’on veut assigner pour accéder à toute la liste de toutes les fonctions possibles et pouvoir ainsi changer de fonction. Par exemple, je peux affecter une touche Fn initialement prévue pour la lecture. Je peux lui affecter la fonction stabilisation auquel j’accéderai alors directement plutôt que d’aller chercher la fonction dans le menu. Sur une autre touche, je peux assigner la qualité d’enregistrement si je compte changer de temps en temps de résolution ou de fréquence.
Mais attention, une telle personnalisation de l’affichage, ce n’est pas toujours la panacée. Le raccourci ne permet pas forcément d’accéder à tous les détails d’un paramètre. Il n’empêche que la personnalisation des touches s’avère souvent très pratique. Je vous conseille d’y jeter un œil.

La fréquence du système
Normalement en Pal, en Europe, on est en 50 Hz. C’est d’ailleurs le réglage par défaut quand vous allumez votre boîtier Lumix pour la première fois. Mais deux autres choix vous sont proposés : du 60 Hz en NTSC et du 24 Hz en NTSC également. D’abord le 60 Hz en NTSC, bah il a finalement peu d’avantage sur le 50 Hz en pâle, hormis le fait qu’il est plus répandu à l’échelle de la planète et qu’il permet d’élever la fréquence d’enregistrement. En effet, en 60 Hz, vous remarquerez que toutes les fréquences d’enregistrement sont des multiples de 30, 30, 60, 120, 240p. Alors qu’en 50 Hz, on obtient des multiples de 25 100 200p. Mais le 60 Hz, ça a surtout un inconvénient, c’est celui de risquer une incompatibilité. Vous devrez en plus formater votre carte si vous changez de standard, ce qui n’est pas très pratique car ça vous contraint au préalable à décharger vos images sur un ordinateur ou un SSD. Enfin, dès que vous changez de standard, il faut éteindre et rallumer le boîtier. Bref, mon conseil, restez en Pal.
Alors, que dire maintenant de l’option du 24 Hz 24p ? Cette option dite « cinéma » n’est proposée qu’en NTSC et correspond à la fréquence d’affichage des films cinéma du Blu-ray. On se rapproche donc d’un effet cinéma mais le problème est que le 24p génère un effet de saccade dès que vous diffusez en 50 60 Hz. La raison est simple, le système du téléviseur ou du moniteur a besoin de compenser les images manquantes. Je ne vous conseille donc pas non plus le 24p 24 Hz.
Au passage, pour obtenir la meilleure fluidité possible, restez plutôt en 50p 60p qu’en 25 30p. Et retenez que pour obtenir le mouvement le plus fluide, il suffit de respecter la règle qui consiste à recourir à une vitesse d’obturation double de celle de la fréquence. C’est-à-dire qu’il est conseillé par exemple de régler la vitesse d’obturation rapide sur 100e ou 120e quand on enregistre en 50p 60p. Voilà ce qu’on pouvait dire sur les fréquences du système des Lumix.

Aides à la mise au point (focus peaking, loupe)
Il existe deux aides à la mise au point manuel, le focus peaking et la loupe. Le focus peaking a pour effet de colorier dans une couleur donnée les contours du sujet à mettre au point manuellement. C’est très pratique pour affiner sa mise au point. Personnellement, je m’en sers souvent. La sensibilité du Peaking peut être modulée entre + 2 et -2 et sa couleur choisie parmi 10 couleurs. Un truc, n’hésitez pas, même si c’est contre-intuitif a priori, à réduire la sensibilité du Peaking car cela a pour effet de diminuer l’épaisseur du trait et ça permet ainsi de mieux distinguer la mise au point manuel sur les sujets.
Selon les modèles, il faut placer la sensibilité du Peaking sur faible ou sur -1- 2. À l’inverse, si la sensibilité est augmentée sur + 1 + 2, les parties mises en évidence sont grossies. Le Peaking est bien visible, mais il devient difficile de savoir justement où est la netteté.
La deuxième aide à la mise au point, c’est la loupe. Par défaut, la loupe s’affiche en P in P (grossissement dans un rectangle.( Alors, c’est un grossissement entre x3 et x6, puis le rectangle est déplaçable. Le problème de la loupe c’est qu’elle s’affiche au départ en Standby, mais elle disparaît une fois l’obturateur appuyé à mi-course ou surtout une fois l’enregistrement commencé. Or, le reporter peut continuer à en avoir besoin.
Il existe des exceptions comme sur le DCS5 M2 où la loupe continue de fonctionner en cours d’enregistrement et c’est très pratique. Ça permet lors du filmage d’un débat par exemple ou d’un mariage vidéo où l’on passe d’un interlocuteur à un autre assez fréquemment, de vérifier la mise au point manuelle en cours d’enregistrement sans l’interrompre ni juger au doigt mouillé. Notez que la loupe est très utile en 4K puisque la résolution est cinq fois plus grande qu’en 1080p et elle est également très utile en mode pixel par pixel puisque ce mode se caractérise par un allongement de la focale qui nécessite une mise au point d’une grande précision. Dans ces deux cas, les aides à la mise au point quel qu’elles soient d’ailleurs, sont vraiment les bienvenues.
Niveau de luminosité
Alors, le réglage du paramètre que j’aborde maintenant n’est valable que pour la vidéo. Il s’agit du niveau de luminosité qui concerne plus précisément la luminance, donc pas du tout la chrominance. En soit, sur les Lumix, il est effectivement possible en théorie de choisir le niveau de luminance, c’est-à-dire l’écart entre le niveau de noir et le niveau de blanc. Le niveau de noir se situe à 0 ou 16 et le niveau de blanc se situe à 235 ou 255. Ces valeurs valent pour le 8 bits, elles sont différentes pour le 10 bit qui atteint la valeur maxi 1023 mais le principe reste le même.
Pour choisir le niveau de luminosité, il existe donc trois paramétrages que voici. Soit on laisse le réglage sur la plage 0-255. C’est plutôt à choisir pour les enregistrements mixtes, photos, vidéo. C’est d’ailleurs le seul choix possible pour les photos et c’est en plus la valeur par défaut pour la vidéo comme pour la photo. Soit deuxième solution, on coupe la valeur la plus basse et la plus haute, ce qui donne l’option 16-235. Cc’est plutôt à choisir pour les appareils audiovisuels professionnels à bas prix. Soit enfin dernière solution, on coupe seulement la valeur la plus basse, ce qui donne l’option 16-255. C’est plutôt à choisir pour les films. Par exemple, YouTube ne montrerait que cette valeur. Mais alors, finalement, je vous conseille quand même de laisser le niveau de luminosité sur 0-255 pour le 8 bit ou sur 1023 pour le 10 bits. Pourquoi ? Et bien d’abord parce que ce sont les valeurs qu’on retrouve sur tous les moniteurs, ensuite et surtout, parce que les différentes applications de montage voire les cartes graphiques, ne savent pas forcément interpréter correctement toutes les valeurs de luminance. Donc il vaut mieux laisser sur la valeur par défaut.
Pour choisir le niveau de luminosité, il existe donc trois paramétrages que voici. Soit on laisse le réglage sur la plage 0-255. C’est plutôt à choisir pour les enregistrements mixtes, photos, vidéo. C’est d’ailleurs le seul choix possible pour les photos et c’est en plus la valeur par défaut pour la vidéo comme pour la photo. Soit deuxième solution, on coupe la valeur la plus basse et la plus haute, ce qui donne l’option 1635. Cc’est plutôt à choisir pour les appareils audiovisuels professionnels à bas prix. Soit enfin dernière solution, on coupe seulement la valeur la plus basse, ce qui donne l’option 16-255. C’est plutôt à choisir pour les films. Par exemple, YouTube ne montrerait que cette valeur. Mais alors, finalement, je vous conseille quand même de laisser le niveau de luminosité sur 0-255 pour le 8 bit ou sur 1023 pour le 10 bits. Pourquoi ? Et bien d’abord parce que ce sont les valeurs qu’on retrouve sur tous les moniteurs, ensuite et surtout, parce que les différentes applications de montage voire les cartes graphiques, ne savent pas forcément interpréter correctement toutes les valeurs de luminance. Donc il vaut mieux laisser sur la valeur par défaut.

L’histogramme
L’histogramme, c’est un outil que je trouve trop peu utilisé par les amateurs et c’est bien dommage, d’autant qu’il est valable pour la photo comme pour la vidéo. L’histogramme se présente sous une forme graphique bien connue qui représente la répartition des valeurs de l’image, pour simplifier disons l’exposition. En bénéficient les appareils photos, les caméras pro, même parfois les caméras amateurs, les logiciels de retouche bien sûr aussi de type Photoshop. L’histogramme c’est une mesure plus objective et moins aléatoire que le zebra. Vous savez ces petites hachures sur les zones surexposées. L’inconvénient, c’est que l’histogramme demande un minimum de connaissance pour en tirer une image correctement exposée. Alors comment ça marche au fait un histogramme ?
Et bien, il faut regarder ce qui se passe à gauche, à droite et au centre de l’histogramme ainsi qu’en ordonnée. À gauche de l’histogramme, on dénombre les tons sombres et foncés de l’image alors qu’à droite, ce sont les tons clairs et lumineux. Au centre, on voit les parties ni sombres ni claires qu’on nomme les parties moyennes. Tous les histogrammes sont à lire de cette façon puisque c’est un outil standard de référence. Ensuite, il faut regarder ce qui se passe en ordonné. En effet, en ordonnée, on voit la proportion des pixels pour chaque valeur des images. Il y a 255 valeurs en 8 bits et davantage en 10 bits. Les sommets haut signifient que le nombre de pixels correspondant à ces valeurs est élevé. L’histogramme peut-être en noir et blanc ou en couleur. Dans ce dernier cas, les couleurs présentes sur l’histogramme désignent la proportion de couleurs primaire et complémentaire. Mais généralement sur les boîtiers photos, les histogrammes sont quasiment toujours en noir et blanc. Alors, prenons maintenant quelques exemples.

Sur cet exemple à gauche, on est censé discerner les basses lumières, autrement dit les parties sombres, mais on constate nettement que leur présence est quasi nulle. À droite, on distingue au contraire les hautes lumières, c’est-à-dire les parties claires. Ici, elles sont ultra dominantes, trahissant beaucoup de haute lumière, justement, d’où le rendu surexposé de l’image. Les tons clairs désignent en fait l’édifice en pierre qui claque sous le soleil et le ciel très lumineux lui aussi vers 13h en plein mois d’août. Retenez que lorsque l’histogramme penche très à gauche ou très à droite, c’est qu’il manque des détails dans l’image. Ici, on est donc limite et du coup l’image est plutôt mal exposée.
Conservez aussi à l’esprit qu’en vidéo une proportion trop élevée située dans la partie gauche peut-être éventuellement récupérée alors qu’à droite une proportion trop élevée située dans cette partie sera inexorablement « cramée » et donc irrécupérable.

Alors ici c’est la situation inverse. Tous les pixels sont à gauche car l’image est très sombre avec un pic très marqué à gauche dès le bord donc dès les premières valeurs de noir. Le fait est, on a affaire à un contrejour manifeste. Les vitres du car pourtant très claires apparaissent timidement à droite.

Ici, enfin, l’image est correctement exposée avec de beaux pics étalés au centre, signe d’une image à l’exposition plutôt bien équilibré et des demi-tons nombreux. Comme je pense que vous commencez à comprendre de quoi il en retourne.

Pour finir, voici deux images comparées moins caricaturales mais éloquentes. À gauche, il s’agit d’une capture d’écran prise avec un ancien Lumix. J’ai prêté attention à l’exposition générale, j’ai utilisé le zebras, et l’histogramme. Résultat, l’image est un peu sombre mais plutôt bien exposée malgré l’exposition un peu compliquée du plan. C’était le compromis auquel je souhaitais parvenir. L’histogramme vient confirmer la bonne tenue de l’image en montrant un pic vers le centre, une masse importante plutôt vers les zones sombres et une descente en douceur vers les zones claires.
À droite maintenant, il s’agit d’une capture d’écran prise avec un très ancien camescope. Le camescope en question ne comportait ni zébra ni histogramme. Et on observe que l’automatisme a éclairé l’avant-plan mais du coup a surexposé l’arrière-plan. L’histogramme vient confirmer la difficulté avec un gros pic à droite montrant que les blancs sont un peu brûlés.

La chauffe du boîtier
S’il existe une notion un peu ténébreuse et compliquée, c’est bien la chauffe du boîtier. Généralement on dispose de un ou deux réglages qui se nomment selon les cas, température maximum d’enregistrement. ou gestion de la température et on trouve aussi un mode ventilateur, du moins quand ce dernier mode existe. Alors, retenez déjà le prérequis suivant. La chauffe d’un appareil, souvent présentée comme une anomalie est est en fait un phénomène tout à fait normal. La chaleur doit bien s’évacuer d’une façon ou d’une autre, surtout si pour des raisons d’encombrement ou autre, il n’existe pas de ventilo. C’est donc le boîtier en lui-même qui joue dans ce cas le rôle statique de refroidisseur. Maintenant, décortiquons le problème. Il peut y avoir plusieurs causes de chauffe. En premier, le boîtier chauffe forcément lorsque le capteur est sollicité en permanence. C’est le cas d’un tournage illimité en continu par exemple et que le compresseur traite de longues séquences vidéo en temps réel. Dans les faits, j’ai essayé un enregistrement continu avec un G9 en 4K et pourtant même en température standard, l’enregistrement a tenu 1h51 et encore c’est moi qui a arrêté l’enregistrement. Donc c’est à relativiser.
En second, un boîtier peut chauffer davantage en théorie si les résolutions fréquences sont élevées et ou si les débits s’envolent, car le capteur dans ce cas carbure un maximum si vous me permettez cette expression. C’est pourquoi le mieux, c’est de filmer à une résolution / fréquence dans laquelle vous risquez moins de faire chauffer le boîtier. Choisissez par exemple du 4K25 ou mieux encore du Full HD 25. Et si vous filmez un spectacle par précaution, utilisez une alimentation externe qui chauffe moins qu’une batterie.
Un autre motif de chauffe peut concerner aussi la carte mémoire. Si elle est lente, le boîtier peut davantage chauffer car le compresseur doit mouliner davantage pour enregistrer les données. On entend dire à l’inverse qu’une carte très rapide type CF Express peut aussi générer une chauffe plus importante qu’une carte SD, mais il est difficile de le prouver sans effectuer des tests très poussés. Personnellement, je ne l’ai jamais constaté vraiment. Enfin, si le boîtier est allumé constamment, bah bien entendu, ça chauffe un peu. Seule exception, la chauffe est beaucoup plus réduite quand l’enregistrement est directement copié sur un SSD externe puisqu’on court-circuite dans ce cas l’enregistrement interne.
C’est pourquoi on en vient au réglage possible de température, sur beaucoup de boîtiers Lumix, vous avez deux positions de température high ou standard, c’est le menu clé à molette, écran Affichage. Cette gestion de la température, elle permet de paramétrer le comportement de l’enregistrement face à une température élevée. En high, l’enregistrement ne s’arrête pas mais le boîtier chauffe jusqu’à vous conseiller d’utiliser votre appareil sur trépied pour ne pas vous brûler. Alors qu’en standard, l’enregistrement est censé ne pas se poursuivre au-delà d’une température généralement située vers 40°. Alors, vous allez me dire c’est simple, je passe en mode high pour que l’enregistrement ne s’arrête jamais. Ouais, sauf que le boîtier va chauffer et que ça peut augmenter du coup le bruit numérique. Bref, il n’existe donc pas de réglage idéal.
Autre stratégie, certains boîtiers comme le GH6 ou le SH1 disposent en plus de la gestion de la température d’un ventilateur et du coup d’un réglage mode ventilateur. Au plus simple, celui-ci adopte deux positions on ou off. Au mieux sur un boîtier comme le GH6, le ventilateur adopte jusqu’à six positions que vous découvrez ici. Retenez que la position off est ici en grisé car le ventilateur reste toujours actif. Si l’utilisateur choisit une résolution très élevée de type 4K, 50P et plus, l’utilisateur peut activer le ventilateur sur une des positions proposées en fonction de sa crainte d’une chauffe excessive. Puis il peut les laisser sur off quand c’est possible s’il souhaite éviter que le ventilateur ne fasse du bruit. Mais bon, le ventilateur fait globalement assez peu de bruit et reste une sécurité surtout destinée à l’enregistrement illimité. Retenez qu’il faut vraiment pousser à bout un GH6 ou un SH1 pour entendre son ventilateur souffler.

Le détecteur d’oeil
Le détecteur d’œil, c’est un principe séduisant. Par défaut, lorsque vous approchez l’œil du viseur, l’écran s’éteint et le viseur évidemment s’allume. Et inversement, lorsque vous éloignez votre œil du viseur, l’écran s’active de nouveau et le viseur s’éteint. Quel est l’intérêt ? Et bien l’intérêt c’est d’économiser la batterie et de réduire la chauffe du boîtier. D’autant qu’il n’existe pas de justification à ce que l’écran soit allumé pendant qu’on vise au viseur et pas non plus de justification de laisser le viseur allumé pendant qu’on regarde l’écran.
En outre, ce détecteur d’œil, il a un avantage indirect, c’est que le fait que l’écran s’éteigne quand on regarde au viseur évite que d’éventuels curieux dans un endroit touristique par exemple ne regarde par-dessus votre épaule pour scruter ce que vous êtes en train de filmer. Attention, il existe un cas où l’écran ne s’éteint jamais. C’est si vous retournez l’écran façon selfie vers l’avant du boîtier.
Cela dit, ce mode de fonctionnement séduisant du détecteur d’œil a un revers de la médaille. Le principal problème est que lorsque vous passez juste la main ou une partie de votre corps devant le viseur, celui-ci croit détecter votre œil, il allume le viseur et éteint l’écran alors que vous êtes peut-être justement concentré sur l’écran, sur l’image que vous êtes en train de filmer. En théorie, la sensibilité du détecteur oculaire peut être paramétrée sur high ou low. C’est dans le menu Clé à molette écran / Affichage.
Compte tenu de la contrainte que je viens d’évoquer, je vous conseille de laisser le paramétrage sur LOW. Mais même sur LOW, j’ai constaté que le problème pouvait se produire souvent. Alors, pas d’autres solution dans ce cas que de modifier le paramétrage par défaut. Vous pouvez ainsi sélectionner dans le menu LVF seul ou moniteur seul. Dans le premier cas, seul le viseur sera allumé. Dans le second cas, seul l’écran sera allumé. Et vous pouvez revenir à l’automatisme, donc c’est LVF moniteur auto à tout moment via la touche LVF placé généralement à gauche du viseur. Un simple appui séquentiel et vous retrouvez vos trois positions LVF/limiteur auto, LVF seul ou moniteur seul. Voilà, passons à la suite.
Le mode Discret
Le mode Discret est un mode un peu méconnu et pourtant fort pratique. Son utilité ? Il désactive tout ce qui peut alerter sur le fait que vous êtes en train d’utiliser votre boîtier photo alors que justement vous souhaitez peut-être passer un peu inaperçu. Pour activer ce mode discret, il suffit de le placer sur On et cela va avoir les effets suivants. D’abord, cela atténuera ou supprimera le volume des bips. Le volume des bips, ça a un effet assez désastreux dans une église ou un temple par exemple. Par ailleurs, cela désactivera le Tally quand il existe, c’est-à-dire le petit voyant rouge d’enregistrement. D’autre part, c’est plutôt un aspect photo, cela placera le flash forcé sur non. Ainsi il ne se déclenchera pas dès que la lumière viendra à manquer. D’autre part, cela placera le volume du déclencheur électronique sur non. Là aussi, pour être discret, c’est préférable. Enfin, cela désactivera le haut-parleur du boîtier.
Maintenant, il existe quand même un inconvénient à laisser toujours ce mode sur On, c’est qu’on ne dispose plus à ce moment-là de système de repère sonore. Or, ça peut déstabiliser, ne jamais entendre le volume du déclencheur électronique par exemple.

Les LUT
Une LUT, ce qui signifie Look up table, est un fichier numérique qui transforme la couleur et la tonalité d’une image. C’est donc une sorte d’étalonnage prémâché, c’est-à-dire une correction du contraste et de la couleur qui ne dirait pas son nom. C’est évidemment très pratique et certains vidéastes ne jurent que par les LUT. On les comprend. D’origine, sans rien faire, sur certains boîtiers, vous pouvez appliquer le fichier LUT qui a été déjà enregistré par défaut dans Bibliothèque LUT. C’est généralement le Vlog 709.
En second, vous pouvez importer une LUT dans le boîtier photo pour l’utiliser avec style photo et l’assistance aperçu LUT. Les LUT importées doivent répondre au format VLT ou beaucoup plus souvent point cube. Les LUT peuvent être gratuites, avec une inscription obligatoire ou payante selon les cas. Bien évidemment, les LUT les plus intéressantes sont souvent payantes. On n’a rien sans rien. Alors, on en trouve beaucoup sur internet. Voilà pour la théorie. En pratique, il faut charger la LUT dans le boîtier photo et c’est assez simple. La LUT doit donc d’abord être téléchargée puis copiée telle qu’elle sur une carte mémoire. Autrement dit, inutile de ziper le fichier ou de le loger dans un sous-dossier. Vous glissez juste la LUT à la racine de la carte. Puis la LUT est reconnue depuis la bibliothèque LUT du boîtier. C’est dans la section paramètres d’image. Il ne reste plus qu’à choisir le bon slot, la sélectionner et votre LUT est mémorisée dans le boîtier. Enfin, pour exploiter cette LUT, rien de plus simple non plus. Vous allez dans profil d’image et vous choisissez LUT temps réel et puis la LUT que vous avez mémorisée. Enfin, sachez que bien qu’une LUT est déjà un look prédéfini, il vous est possible de jouer avec la netteté et la réduction du bruit comme avec le profil Vlog et il me semble aussi le profil HLG.
Connecter un micro externe
(voir la vidéo pour suivre le texte) Connecter un micro externe, ce n’est pas une pratique si courante peut-être parce que son utilité n’est pas évidente dans la mesure où le boîtier possède son propre système de captation du son. Pourtant, je vous recommande vraiment chaudement cette option. Pour tenter de vous convaincre, je vais vous faire écouter un exemple tout simple (voir vidéo) avec et sans micro externe et vous jugerez vous-même du résultat. C’est parti. Alors donc un essai sonore réalisé cette fois sans aucun micro externe. Le but de l’opération c’est de comparer le résultat sonore obtenu avec et sans micro externe. Donc là on est sans aucun micro externe. On a donc seulement le son du boîtier et on va noter une assez nette différence avec et sans micro externe, sachant que je me trouve à une distance d’environ 2 m/ 2,50 m, ça devrait suffire pour les besoins de la démonstration.
Un essai sonore réalisé avec un micro externe. Il s’agit du MKE 400 qui est relié à un boîtier photo vidéo Lumix G90. Le but de l’opération ici, c’est de mettre en évidence la différence entre un boîtier qui enregistre avec un micro externe et sans aucun micro externe. Normalement, la différence est assez flagrante. Je me trouve à une distance d’environ 2 m 2,50. Ça devrait suffire pour les besoins de la démonstration. Donc là, on est avec un micro externe et le boîtier euh est placé sur + 3 au niveau de l’enregistrement euh sonore. Voilà. Alors, le résultat, vous l’avez entendu, la qualité sonore avec micro externe n’a strictement rien à voir avec celle du boîtier sol. J’ai effectué cette comparaison avec un micro Sennheiser MKE 400. Précisons que tout microphone externe peut se fixer sur la griffe porte-accessoire d’un boîtier photo Lumix et être connecté à l’entrée mini-Jack 3,5 mm.
Sur les Lumix, il existe trois positions pour raccorder à un micro externe grand public : MIC alimenté, mic non alimenté et Line. Ne vous méprenez pas avec un micro sur pile comme le Sennheiser MKE400 que j’ai utilisé, il est nécessaire de sélectionner la position Mic avec le symbole alimenté, sinon ça ne marche pas. Et inversement, si le micro n’est pas alimenté. Quant à la position line, et bien elle se destine à raccorder un dispositif audio externe autre qu’un micro, une console de mixage ou un amplificateur par exemple. Dernier piège, si vous n’entendez aucun son sur les haut-parleurs de votre boîtier, c’est peut-être que le mode Discret est activé. À savoir aussi lorsque le casque est branché, les bip sonores, bip et les sons de l’obturateur électronique sont mis en sourdine.

Styles ou profils d’images
On retrouve sur tous les boîtiers Lumix en mode Photo comme en mode Vidéo des styles ou des profils d’images. C’est une terminologie assez similaire. Les styles, ils permettent de sélectionner une certaine tonalité d’images prédéterminées préformatée que l’on peut ensuite moduler, affiner en modifiant les paramètres. Les profils, les styles ne doivent pas être confondus avec les effets de filtres comme par exemple le filtre Sepia qui existe également dans les Lumix mais qui sont prêts à l’emploi et qui relèvent plutôt des effets spéciaux.
On recense jusqu’à sept paramètres qui caractérisent un un style ou un profil tel que le contraste, les hautes lumière, les ombres, la saturation, la teinte, la netteté et la réduction du bruit. Certains styles n’ont que deux paramètres, c’est le cas du vlog, du 709 like ou du HLG. À noter que depuis le GS5 Mark2, les paramètres des ombres et des hautes lumières ont été regroupés dans les styles. C’est pas plus mal. À défaut, ils sont réglés dans une ligne du menu à part. Un autre point intéressant, c’est qu’on peut mémoriser les réglages d’un style afin de ne pas perdre les données d’un réglage qui vous auraient donné satisfaction et que vous voudriez réitérer. Le style est alors mémorisable dans la rubrique My photo style et jusqu’à 10 enregistrements différents de styles sont ainsi mémorisables.
Si on examine maintenant les styles les plus intéressants, voici ce qu’il faut retenir.
-Il y a d’abord le style Standard. C’est un style qui convient dans la plupart des situations, mais les contrastes sont assez forts. C’est pourtant le réglage de base quand vous allumez le boîtier pour la première fois.
-On trouve aussi le style Naturel. C’est un de mes styles préférés car le contraste est plus bas qu’en Standard. C’est un profil finalement assez neutre, très partout, tout en apportant une certaine touche de douceur.
-On trouve le style Vlog L. Ce style a pour effet de dessaturer complètement l’image en préservant complètement la dynamique. On redonne ensuite au plan son contraste, son exposition et sa colorimétrie au montage en choisissant exactement les valeurs souhaitées. C’est un des styles les plus courus actuellement.
-On recense aussi les styles Cinelike D2 et Ciné V2. Ce sont deux styles procurant un certain rendu cinéma, c’est-à-dire une courbe gamma qui va avantager la dynamique comme dans le cas du Cinelike D2 ou le contraste dans le cas du Cinelike V2.
-On trouve le style flat. Dans ce style, la saturation et le contraste sont assez bas, d’où le terme flat, plat. L’image est donc moins lumineuse. Attention, ce n’est pas à confondre avec le Vlog.
-On trouve le style classique Néo. Alors, c’est un style avec un paramètre d’effet de film ayant une coloration douce et nostalgique.
-On trouve aussi le style monochrome. Il y en a cinq différents parfois sur certains boîtiers Lumix. Il se caractérise par une absence d’ombre de couleur.
-Le style HLG. Le style HLG c’est l’équivalent du HDR. Ce profil sert à enregistrer des vidéos avec une large plage dynamique. Vous pouvez enregistrer sous une lumière très vive surexposée ou dans des zones sombres sous-exposées. De plus, vous disposez d’un assistant aperçu HLG qui vous permet de vous rendre compte du rendu d’une vidéo filmée en HLG.
-Enfin, on trouve le style V709 Like. Ce style est hérité des caméras de cinéma varicam de Panasonic. Il s’agit d’un réglage qui minimise la surexposition en appliquant une correction de la courbe gamma équivalente à R 709, d’où le nom V709 like comme du 709. Cette correction se manifeste par une compression des zones à haute luminosité. L’aperçu est possible sur écran.
Il existe un mode manuel qui vous permet de contrôler le coude et la pente. Tester et vous verrez la différence. Des essais préalables sont indispensables pour vous rendre compte de ce que produit les fait. Voilà tout ce qu’on pouvait dire sur les styles des Lumix.
